Bientôt la réception provisoire du barrage hydroélectrique d'Imboulou


Le Délégué général aux Grands travaux, Jean Jacques Bouya a effectué une visite de travail du 30 au 31 octobre dernier, dans la partie nord du Congo.

S’inscrivant dans le cadre de l’état l’avancement des travaux du barrage hydroélectrique d’Imboulou et d’autres travaux attenants, cette visite l’a conduit successivement à Djiri, Imboulou, Ngo, Gamboma et à Oyo.



Bientôt la réception provisoire du barrage hydroélectrique d'Imboulou
A Djiri, première étape de cette mission, Jean Jacques Bouya et sa suite se sont réjouis du bon déroulement du travail. Là-bas, la société CMEC a installé une usine de fabrication de poteaux électriques pour pallier aux difficultés liées à l’acheminement du matériel.

Bientôt la réception provisoire du barrage hydroélectrique d'Imboulou
Le centre de dispatching de Djiri est fin prêt, et sera opérationnel en décembre prochain. Il est doté d’un système informatique et de télécommunications avec fibre optique.

Cette structure est chargée de réguler tout le système électrique du Congo à travers la gestion des informations de l’ensemble du réseau. Elle permet aussi d’éviter la saturation du réseau et d’assurer la gestion des gros consommateurs.

Les travaux du barrage d’Imboulou sont à leur terme et la réception provisoire est prévue pour courant novembre. Le constat d’avancée des travaux a été fait par le Délégué général aux grands travaux lors de sa visite sur le chantier.


Bientôt la réception provisoire du barrage hydroélectrique d'Imboulou
«Nous avons voulu faire cette visite générale parce que dans quelques jours nous aurons à réceptionner provisoirement l’ouvrage. Nous devons être en mesure de répondre, à tout moment, aux sollicitations énergétiques de Brazzaville où le réseau est actuellement en train d’être réhabilité», a déclaré Jean Jacques Bouya.

Les travaux de construction de ce barrage sont exécutés à environ 95% à en croire le Coordonateur du projet Imboulou, Léon IBOVI. Reste cependant quelques travaux de franchissement détails éphémères dont la Société China Machinery and Equipement Import and Export Corporation (CMEC), adjudicataire du marché, a pris l’engagement de réaliser avant le 10 novembre 2010.

Avec ses quatre turbines qui fonctionnent à merveille, une cité ouvrière, un centre médico-social, une école moderne et un hôtel de haut standing, le barrage d’Imboulou est fonctionnel depuis le mois de juin. La stabilité électrique observée dans les quartiers périphériques nord est imputable aux 60Méga Watts, que le barrage d’Imboulou injecte déjà sur Brazzaville.

Le barrage d’Imboulou produira, au plus fort de sa puissance, 120Mégawatts qui seront transportés vers le centre de transformation de Ngo dont la vocation est de distribuer pour ainsi dire le courant sur le reste des localités.

Bientôt la réception provisoire du barrage hydroélectrique d'Imboulou
L’énergie du barrage d’Imboulou est transférée à Ngo, où il est mis sur pied un centre de dispatching, qui est l’un des plus moderne de l’Afrique noire. Là, il y a des postes extérieurs et intérieurs qui transforment le courant d’Imboulou de 220 Kw en 110 Kw et 30 Kw pour transiter respectivement à Brazzaville en passant par les postes de Djiri et de Tchielampo, à Djambala et Lékana, à Gamboma puis à Oyo et vers d’autres localités telles Boundji et Owando.

Si le barrage d’Imboulou est un projet d’envergure et fédérateur, la construction des lignes de transport de cette énergie n’en est pas le moindre. Le Ministre délégué, délégué général aux grands travaux n’a pas manqué de le préciser lors de la visite de l’usine de fabrication des poteaux et du centre de dispatching à Djiri et dans les 4 centres de transformateur de Djiri, Ngo, Gamboma et Oyo-Biala.

Et comme la construction du barrage seule ne suffit pas pour apporter l’électricité aux populations, le président de la République est entrain de mettre en œuvre un réseau de distribution fiable, afin que rien ne soit laissé au hasard.

Les travaux de construction des lignes THT et MT vont bon train. Ce sont des lignes modernes dotées d’une fibre optique, dont la vocation est de fiabiliser la qualité de l’énergie transportée. Cette technologie prévient contre les coulages et autres pertes sur le tracé, tout comme elle évite les accidents de parcours.
Ce réseau de transfert d’énergie est réalisé à ce jour à 100% entre Imboulou et Brazzaville ; 90% entre Ngo et Gamboma et à 70% entre Gamboma et Oyo.

Le barrage d’Imboulou, infrastructure à multiples facettes qui s’achève allègrement n’a ni rien de facile, ni rien de paire. En moins de 3 ans, le Congo a doublé sa capacité en Km de lignes électriques, il est passé de 700 à 1500. Ces lignes THT traversent monts et vallées du Plateau Batéké, enjambent les savanes de ce même département à la conquête des villes du pays et défient la vasière entre Ollombo et les terres de Biala en Amont-Est d’Oyo.
Bientôt la réception provisoire du barrage hydroélectrique d'Imboulou

Au détour de cette visite, le Délégué général aux grands travaux a insisté sur le transfert des technologies du transport des compétences. La DGGT n’a pas lésiné sur les moyens. Plus d’une vingtaine d’ingénieurs congolais ont été formés en Chine, en France, et dans d’autres pays afin de prendre en main l’ouvrage. Ils y travaillent d’ailleurs depuis.
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