Des actions efficaces sont déjà engagées dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la culture, des loisirs, de l’eau, de l’électricité, des transports, j’en passe. Elles expliquent que le processus d’embellissement de Brazzaville a effectivement démarré avant son lancement officiel. Les projets qui démarreront progressivement viendront donc se joindre à ceux déjà amorcés, auxquels s’ajouteront encore plusieurs autres. Autant d’actions d’envergure qui intègrent la volonté du président de la République d’attaquer les problèmes de front, et d’enrayer cette image d’Epinal que traîne, à grand spectacle, notre ville capitale. Autant de chantiers qui, comme dans les départements du Kouilou, de la Likouala, du Niari et récemment de la Cuvette, outre la perspective de rendre la vie aisée, génèreront pour notre population, diverses possibilités d’emplois. Autant d’actes qui épousent les idéaux fondateurs de La Nouvelle Espérance, lesquels prévoient, comme cela est le cas aujourd’hui, de mailler le pays d’infrastructures de base viables.
Un jour qu’il donnait les caractéristiques du nouveau bâtiment qui abrite actuellement la Société nationale des pétroles du Congo, le Délégué général des grands travaux peignait, avec peine, ce tableau pâle d’une ville qui ne fait plus la fête de l’œil. Ce jour-là en effet, monsieur Jean Jacques Bouya affirmait: « La guerre du 5 juin, ajoutée aux autres dont Brazzaville a été le théâtre, a fortement déparé et ruiné notre belle cité. Les dégâts ont été d’une ampleur sans commune mesure, et la ville offre, depuis cette époque, une image plus redoutable encore que la désolation qui l’entoure. Tous les monuments, tous les lieux symboliques où jadis battait le cœur de cette cité ont succombé sous la pioche du démolisseur. Terrasses dévastées, bâtiments éventrés, murs dégradés, façades trouées, finirait-on jamais de les dénombrer. Aujourd’hui, il suffit de se promener à travers la ville, pour évaluer toutes ces files d’immeubles qui portent encore la noirceur déposée par les flammes, pour certifier que Brazzaville absorbe encore le choc de l’Histoire. ». Une telle figure ne peut que donner la chair de poule au promeneur qui parcourt Brazzaville de part en part. Pire ! Le réseau de voiries, fruit du Premier plan quinquennal 1982-1986, s’est fortement détérioré au fil des ans, faute d’un entretien régulier. Dans la ville même, des quartiers entiers sont encore en proie à des problèmes d’eau, d’électricité, de soins de santé primaire, j’en oublie forcément.
Dès lors, le point sur lequel convergent toutes les observations, est que notre cité se trouve dans un état préoccupant, et que l’urgence d’une toilette s’impose. A travers la ville même, des poubelles tassées, des avenues et rues défoncées, des bâtiments cabossés font froncer les sourcils à ceux qui passent leur chemin. Pas étonnant dans ces conditions, que le président de la République lui ait consacré, durant les 2008 et 2009, ces grands travaux d’aménagement, de réaménagement et d’équipement, dans le cadre de la municipalisation accélérée.