Chantiers arrêtés faute de carburant


Des travaux de réhabilitation, d’aménagement et de bitumage de certaines voiries de Brazzaville s’exécutent actuellement dans le cadre de la municipalisation accélérée. Seulement, depuis quelques semaines, ces travaux sont arrêtés.



Chantiers arrêtés faute de carburant
En cause, la pénurie de carburant devenue chronique dans tout le pays. Les entreprises n’étant plus ravitaillées, il y a à craindre que les voies qui devraient être ouvertes à la circulation avant les festivités du 15 août ne soient pas prêtes. Le 04 juillet 2008, lors d’une visite de chantiers, nous avons recueilli le cri de désolation des techniciens et celui du directeur de la coordination technique à la Délégation générale des grands travaux, Oscar Otoka.

Chantiers arrêtés faute de carburant
Yves Gouvernet, Directeur général de SGE-C pour le chantier de l’avenue de la paix, tronçon rond point Moungali-avenue Loutassi: « C’est un chantier que nous avons commencé le 22 mai 2008 par la construction d’un ouvrage destiné à résoudre le problème de drainage. Nous avons commencé les travaux proprement dits de ce tronçon le 1er juin. En un peu plus d’un mois, nous avons réalisé l’ensemble des travaux de drainage, l’agrandissement et commencé les travaux de la chaussée. L’objectif était de terminer l’intégralité de ce tronçon à la fin du mois de juillet. Nous avions mis tous les moyens pour aller le plus rapidement possible. Malheureusement nous avons été coupés net dans notre élan par la pénurie de carburant. Cette pénurie nous affecte à tous les niveaux. En effet, pour réaliser ces travaux, il nous faut beaucoup de concassés, de gravier et de cailloux. La carrière de Ntoula située à 26 km d’ici est complètement arrêtée faute de carburant. Nous n’avons plus d’agrégats. Pas possible donc de réaliser la couche de chaussée, de transporter le matériau. Il nous est impossible de faire autre chose que des travaux marginaux. Et en aucun cas ce genre de travaux ne nous permettra de terminer dans les délais. »


Jacques Duca, conducteur des travaux à l’entreprise Socofran pour l’avenue des trois martyrs, tronçon rond point Moungali-pont centenaire: "Ce chantier consiste à la réhabilitation de tous les caniveaux des périphéries de la route, au réaménagement et à l’élargissement de la voie. Nous allons faire 2x2 voies soit 7 mètres de chaque côté avec terre plein central. Nous avons commencé les travaux il y a un mois et demi. Nous avons déjà fait 200 et quelques mètres de caniveau. Mais nous connaissons de très grandes difficultés à cause du manque de gasoil. Nous manquons d’agrégats faute de gasoil. Nous avons des unités qui tournent 24 heures sur 24 à Kombé. Actuellement, elles ne tournent que pendant 12 heures parfois moins. Nous ne pouvons même plus acheminer les agrégats à cause de cette situation. De ce fait, nous prenons un retard considérable."

Zacharie Mokémo, Directeur de projet à Escom pour l’avenue Jacques Opangault, tronçon Texaco-avenue de la paix.
« Il s’agit ici d’un chantier classique. Nous avons déjà terminé les travaux d’assainissement et entamé les couches de chaussée, à savoir la fondation, la base et le revêtement. En ce moment, nous sommes à la phase de la couche de fondation. Dans notre planning, nous aurions fini cette couche de fondation depuis dix jours pour faire, ensuite, la couche de base, l’enrobée et rendre la voie circulable. Mais nous avons des problèmes. Nos engins sont immobilisés par manque de carburant. Le mois dernier, les travaux ont connu un arrêt pendant 13 jours. Et ce mois, depuis le 1er, nous ne travaillons pas. Le carburant fait défaut. Par rapport au planning que nous nous sommes donné et que nous avons communiqué à l’administration, je pense que nous ne pourrons plus respecter les délais fixés. Nous ne savons pas aujourd’hui quand nous aurons du gasoil. Et même si on nous livre du gasoil, les délais fixés avant ne seront plus respectés. Nous consommons par mois 345.000 litres. Au mois de juin nous avons reçu 185.000 litres, soit presque la moitié de la consommation. Ce qui ne nous permet de faire que la moitié du travail. Notre rendement est donc affecté. »

Oscar Otoka, Directeur de la coordination technique à la Délégation générale des grands travaux: « Le Délégué général des grands travaux a écrit en date du 22 juin 2008 au ministère des hydrocarbures avec ampliations au premier Ministre et au ministre d’État, ministre du plan pour que cette situation trouve solution. Malheureusement jusqu’à ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse. Conséquence, les chantiers routiers à Brazzaville et à l’intérieur sont arrêtés. Cette situation concerne toutes les voiries de Brazzaville et toutes les entreprises : Escom, Socofran, Miambanzila. Si la situation perdure, à coup sûr, il nous sera difficile de livrer certaines voiries à la date prévue. Vous constatez, par exemple, que sur l’avenue de la paix, on est déjà à la couche de chaussée. Pour poser les cailloux, il faut beaucoup de carburant à la centrale de concassage. Pour produire de l’enrobée, il faut également beaucoup de carburant. Mais nous n’en n’avons pas. Chaque fois, quand il y a manque de carburant dans nos chantiers, nous nous adressons au ministère des hydrocarbures, à l’agence de régulation des produits aval pétroliers. Souvent une solution est trouvée. Cette pénurie est plus grave parce que depuis un temps, nous n’avons aucune goutte dans nos soutes. »

Chantiers arrêtés faute de carburant
Jacques Duca, conducteur des travaux à l’entreprise Socofran pour l’avenue des trois martyrs, tronçon rond point Moungali-pont centenaire: "Ce chantier consiste à la réhabilitation de tous les caniveaux des périphéries de la route, au réaménagement et à l’élargissement de la voie. Nous allons faire 2x2 voies soit 7 mètres de chaque côté avec terre plein central. Nous avons commencé les travaux il y a un mois et demi. Nous avons déjà fait 200 et quelques mètres de caniveau. Mais nous connaissons de très grandes difficultés à cause du manque de gasoil. Nous manquons d’agrégats faute de gasoil. Nous avons des unités qui tournent 24 heures sur 24 à Kombé. Actuellement, elles ne tournent que pendant 12 heures parfois moins. Nous ne pouvons même plus acheminer les agrégats à cause de cette situation. De ce fait, nous prenons un retard considérable."

Chantiers arrêtés faute de carburant
Zacharie Mokémo, Directeur de projet à Escom pour l’avenue Jacques Opangault, tronçon Texaco-avenue de la paix. « Il s’agit ici d’un chantier classique. Nous avons déjà terminé les travaux d’assainissement et entamé les couches de chaussée, à savoir la fondation, la base et le revêtement. En ce moment, nous sommes à la phase de la couche de fondation. Dans notre planning, nous aurions fini cette couche de fondation depuis dix jours pour faire, ensuite, la couche de base, l’enrobée et rendre la voie circulable. Mais nous avons des problèmes. Nos engins sont immobilisés par manque de carburant. Le mois dernier, les travaux ont connu un arrêt pendant 13 jours. Et ce mois, depuis le 1er, nous ne travaillons pas. Le carburant fait défaut. Par rapport au planning que nous nous sommes donné et que nous avons communiqué à l’administration, je pense que nous ne pourrons plus respecter les délais fixés. Nous ne savons pas aujourd’hui quand nous aurons du gasoil. Et même si on nous livre du gasoil, les délais fixés avant ne seront plus respectés. Nous consommons par mois 345.000 litres. Au mois de juin nous avons reçu 185.000 litres, soit presque la moitié de la consommation. Ce qui ne nous permet de faire que la moitié du travail. Notre rendement est donc affecté. »

Chantiers arrêtés faute de carburant
Oscar Otoka, Directeur de la coordination technique à la Délégation générale des grands travaux: « Le Délégué général des grands travaux a écrit en date du 22 juin 2008 au ministère des hydrocarbures avec ampliations au premier Ministre et au ministre d’État, ministre du plan pour que cette situation trouve solution. Malheureusement jusqu’à ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse. Conséquence, les chantiers routiers à Brazzaville et à l’intérieur sont arrêtés. Cette situation concerne toutes les voiries de Brazzaville et toutes les entreprises : Escom, Socofran, Miambanzila. Si la situation perdure, à coup sûr, il nous sera difficile de livrer certaines voiries à la date prévue. Vous constatez, par exemple, que sur l’avenue de la paix, on est déjà à la couche de chaussée. Pour poser les cailloux, il faut beaucoup de carburant à la centrale de concassage. Pour produire de l’enrobée, il faut également beaucoup de carburant. Mais nous n’en n’avons pas. Chaque fois, quand il y a manque de carburant dans nos chantiers, nous nous adressons au ministère des hydrocarbures, à l’agence de régulation des produits aval pétroliers. Souvent une solution est trouvée. Cette pénurie est plus grave parce que depuis un temps, nous n’avons aucune goutte dans nos soutes. »