Cinq grands marchés modernes à Brazzaville


En rapport avec les grands travaux d’assainissement, d’aménagement et d’équipement exécutés à Brazzaville, le président de la République a prévu la construction de cinq marchés modernes.



Le premier sur le site actuel du marché Total de Bacongo. Le deuxième à l’endroit abritant aujourd’hui le marché de Poto-poto II, dit marché de Moungali. A Talangaï, un nouveau marché sera construit à « Kéba na virage », dans les jardins situés entre l’avenue Marien Ngouabi, l’usine Kronenburg et l’école primaire Fleuve Congo. Le quatrième est le marché moderne de vente des objets d’art sur le terrain actuel du marché du plateau au centre ville. Enfin le cinquième se construit déjà dans l’arrondissement 7 Mfilou, au quartier Kombo. Le marché est érigé sur un nouveau site, en remplacement de l’ancien marché qui était implanté dans le domaine d’un particulier et qui, comme on peut l’imaginer, ne pouvait offrir aucune commodité.

Ces grands marchés viendront réhabiliter la fonction marchande dans la ville capitale. En ce sens qu’ils sont facteurs de l’amélioration des conditions sanitaires de la population, en garantissant d’une certaine manière, peut-être même d’une manière certaine, une sécurité alimentaire meilleure. Car, la plupart des marchés de Brazzaville se tiennent dans un état de malpropreté qui aggrave, en permanence, les peines de la ménagère et de la vendeuse, déjà elles-mêmes confrontées à l’épreuve du quotidien.

Mais qui, malgré cet état incommodant, doivent chaque fois aller au marché, vendre, acheter et trouver quelque chose qui leur garantisse le pain du jour. Tantôt sous la chaleur d’un soleil sans indulgence. Tantôt sous la furie des pluies qui tombent avec toute l’intensité que l’on sait. Tantôt sous la piqure d’une myriade de moucherons attirés par des poubelles alentour, des îlots d’immondices portées par les vents. Sans compter avec les emmerdements des mouches qui pullulent et les assauts de tous ces parasites qui viennent souvent jeter le trouble sur la qualité de nos aliments.

Les marchés s’organisant à des endroits malfamés, déchets et emballages jetés ici et là accentuent l’insalubrité au voisinage des habitations. Les règles d’hygiène sont de moins en moins observées. Les conditions sécuritaires alimentaires et sanitaires sont précaires, rendant douteuse la qualité des aliments mis sur le marché. Le consommateur se demande bien souvent à chaque repas, quelle sera la prochaine horreur qui va débarquer dans son assiette, par peur de grands risques comme les infections par voie alimentaire.

Ces marchés modernes, améliorant la qualité des aliments vendus, vont inaugurer un changement des conditions de conservation, d’étalage, de consommation.