Inauguration du barrage hydroélectrique d’Imboulou


Cinq années ont suffi pour que le barrage d’Imboulou soit opérationnel. Il a été inauguré le 7 mai 2011 par le président de la République Denis SASSOU-N’GUESSO.



Inauguration du barrage hydroélectrique d’Imboulou
Placée sous les sons et rythme des chants des griots de la cour royale téké, cette cérémonie s’est déroulée en quatre temps forts à savoir les allocutions notamment mot de bienvenue du sous-préfet du district de Ngambé, la présentation de la fiche technique de l’ouvrage par le Délégué général aux grands travaux, en sa qualité de maître d’ouvrage délégué, et le discours du ministre de l’énergie et de l’hydraulique, la décoration des cadres et agents impliqués dans la réalisation du projet, la coupure du ruban symbolique et le dévoilement de la plaque inaugurale par le président de la République et la visite de l’usine par le couple présidentiel.

Lancés le 23 septembre 2003, les travaux, de ce barrage ont été exécutés en dix étapes à savoir l’excavation de la fouille de fondation de l’usine ; la construction d’une route asphaltée de 60km reliant le site du barrage à la nationale 2 ; de l’évacuateur de crues en béton armé de 35m de long et 37m de large ; du bâtiment de l’usine en béton armé de 128m de long et d’une largeur en crête de 62,61m ; de la digue en terre d’une hauteur maximale de 32,5 m avec une crête arasée à la côte de 311,5 m ; du poste de commutation 220 KV et l’installation des équipements électriques du poste comprenant les disjoncteurs, les jeux de barres et les sectionneurs sans oublier les transformateurs de puissance de 40 MVA chacun situés à la plate-forme aval de l’usine.

Tous ceux-ci sont reliés au poste par des lignes aériennes posées sur 4 pylônes placés au sommet du barrage. Il y a aussi la construction du bâtiment administratif en béton armé à 3 nivaux abritant la salle de commande et les autres services de l’exploitation de la centrale. Ce bâtiment est relié à l’usine par un couloir vitré à partir du 2ème étage.

Les autres étapes étaient le montage, les réglages et les essais des 4 groupes turboalternateurs disposant chacun d’une puissance de 30MW et d’autres auxiliaires ; la construction du poste de transformation 10,5/30 KV, logé dans un bâtiment à deux niveaux, à côté du bâtiment de service qui desservira les localités environnantes en énergie électrique ; enfin la construction des autres bâtiments annexes tels que l’atelier mécanique avec ses machines, le garage automobile, ainsi que le bâtiment abritant les deux groupes électrogènes de 250 et 500 KVA.

Inauguration du barrage hydroélectrique d’Imboulou
Maillon central du boulevard énergétique initié par le président Denis Sassou N’Guesso, le barrage d’Imboulou est composé de quatre turbines de 30 mégawatts chacune, pour une puissance totale de 120 Mégawatts. Sa productibilité moyenne annuelle est de 876 millions de Kilowatts/heure.

La centrale est équipée d’un système de contrôle de commande hautement automatisé, s’appuyant sur les technologies modernes d’acquisition, de traitement et de restitution d’informations.
Pour son exécution, l’ouvrage a mobilisé plusieurs ressources, au nombre desquelles :
- 170 milliards de francs Cfa,
- 2000 ouvriers et techniciens congolais,
- 600 ressortissants chinois,
- 23 contrôleurs allemands,
- 90 milles tonnes de ciments,
- 11 milles tonnes d’aciers,
- 250 mille mettre cube de béton,
- 200 camions,
- 300 engins et matériels divers,
- 26 millions de litres de gasoils,
- 3 millions 500 mille mètres cube de terre et de roches excavées,
- 1 million 700 mille mètre cube de remblai.
Le complexe comprend, en plus du barrage, une cité ouvrière, pour permettre une meilleure exploitation de celui-ci.
Disposée entre deux lignes de hauteur, la cité ouvrière comprend 45 bâtiments modernes, un hôtel, un bar restaurant, un dispensaire, une école, des pavillons de repos, et bien d’autres commodités.
Grace aux lignes de transport d’électricité qui lui sont associées, il alimente Brazzaville et plusieurs autres localités.

Fruit de la coopération sino-congolaise, ce barrage se dresse désormais, sur les eaux verdâtres de la Léfini à 14Km seulement de la confluence avec le Fleuve Congo, au point même où se rencontre les départements du Pool et des Plateaux.
Le site d’Imboulou, couché au pied d’une zone de colline et jouissant d’un panorama particulier sera nécessairement exploité comme lieu de mémoire qui vient en rajouter à nos espaces publics porteurs d’histoire et d’identité collective.

Grâce à son atmosphère, à son environnement et à sa ferveur indéniable, aux nostalgies et aux émotions qu’il procurera, grâce à l’intérêt qu’il créera chez le touriste et à la curiosité qu’il suscitera chez les publics, ce coin deviendra une promenade d’inspiration pour étrangers, voyageurs, voyagistes, gens ordinaires ou autres milliers d’hôtes illustres, habitués à s’évader dans les lieux idéaux et lointains, a souligné le Délégué général aux grands travaux, Jean Jacques Bouya.
Prenant la parole pour la circonstance, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a fait savoir que l’inauguration du barrage d’Imboulou marque, en effet, le passage du rêve à la réalité grâce à la volonté du chef de l’Etat. Car, il ne peut y avoir développement sans énergie, sans énergie fiable et moderne pour les usagers.
Les travaux du poste de transformation de Ngo et des lignes de transport d’électricité intègrent ceux du barrage d’Imboulou.

Grace ces lignes de transport d’électricité qui lui sont associées, Brazzaville et plusieurs autres localités du pays sont déjà alimentées.
Son énergie est injectée au réseau national par deux lignes en parallèle de 220 KV, chacune reliant l’usine au poste d’éclatement de Ngo.

Le président a également procédé à la mise en service du poste de transformation de Ngo.
Ce poste est équipé de deux transformateurs 230/110/33 KV de 10 MVA chacun et de deux réactance shunts de 220 KV de 40MV Ar. Cinq lignes THT de 220 KV sont également raccordées à ce poste.
Il joue un rôle central dans la configuration du réseau électrique congolais. En ce sens qu’il est le lien entre la Centrale d’Imboulou et le réseau existant au Sud ainsi qu’avec le réseau en cours de construction au Nord.

Se réalisent actuellement :7 postes Très Haute Tension de 220KV et 110KV à Djiri, Ngo, Gamboma, Oyo, Boundji, Owando et Djambala, ainsi qu’une travée de 220 KV à Tsiélampo ; 9 lignes aériennes de 30KV, dans le voisinage du barrage, d’une longueur de 242 Km ; 9 lignes aériennes de 30KV d’une longueur de 50,6 Km, pour le raccordement des villes aux postes HT/THT, 4 liaisons souterraines de 20KV d’une longueur de 50Km, pour l’injection de l’énergie d’Imboulou dans le réseau de Brazzaville ; 9 lignes THT de 220 KV et 110 KV d’une longueur de plus de 841 Km. Ce qui portera à 1588 Km, la longueur du réseau national de transport d’électricité.

Il sied de signaler que, depuis l’indépendance jusqu’à une date récente, le pays ne disposait que de 747 Km de lignes THT. Aujourd’hui c’est le double qui est réalisé.

Un centre de dispatching construit à Djiri, pour la conduite informatisée du système électrique national, une usine de fabrication des poteaux en béton pour le renforcement des réseaux existants et pour l’électrification ainsi qu’une fibre optique intégrée aux lignes de transport pour le système de communication entre les postes THT et la centrale, sont également en exécution.

Le coût des travaux est de 300 milliards de francs Cfa. Leur achèvement est projeté fin 2011.
Afin de conduire l’énergie produite à Imboulou vers les consommateurs industriels et privés, dans le souci de permettre aux populations de jouir pleinement de cette denrée, des réseaux de distribution des grandes agglomérations, sont en réhabilitation et en densification.
C’est le cas du réseau de Brazzaville dont les travaux se déroulent dans le respect du chronogramme contractuel.
A ce jour, ont déjà été posés :
- 72 Km de câbles moyenne tension de 30KV, sur les 96 prévus,
- 66,4Km de lignes moyenne tension de 20KV, sur les 184 prévus,
- 40,6 Km de lignes basse tension, sur les 372 Km prévus.

Sur les 4522 luminaires à installer, pour l’éclairage public, 64 sont fonctionnels.
11 postes moyenne tension et basse tension sont déjà mis en service, de même que 64 postes construits et équipés sur 236 prévus, a précisé Jean Jacques Bouya dans la fiche technique.

Avec la réalisation du projet Imboulou, les jeunes ne vivront plus dans l’oisiveté. L’arrivée de l’électricité dans les centres urbains et localités avoisinantes favorisera la création des petits métiers, a indiqué le sous préfet de Ngo, dans son allocution prononcée pour la circonstance.






Inauguration du barrage hydroélectrique d’Imboulou