Les études de faisabilité du barrage de Sounda ont été publiées


Le premier ministre, chef du gouvernement, monsieur Clément MOUAMBA, a patronné, le samedi 04 novembre 2017 dans la salle de presse du centre international de conférences de Kintélé, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de restitution des études de faisabilité de la centrale hydroélectrique de Sounda. Réalisées par la société financière internationale, SFI en sigle, filiale de la Banque mondiale, c



ces études ont donné lieu à un débat fluctueux entre les experts des départements ministériels et autres entités  publiques et privées impliqués dans l’aboutissement de ce projet de haute portée socioéconomique.
Donnant la situation géographique et repères historiques de ce projet caressé depuis  des lustres, le ministre Jean Jacques Bouya, n’a pas manqué de souligner le caractère spécifique de ses études de faisabilité menées en partenariat public-privé.
« Comme on peut le constater à travers ces repères, ce ne sont pas les intentions de la réalisation de ce barrage  qui ont manqué. Les tentatives ont été nombreuses, mais la réalité c’est que le barrage n’a jamais été construit. C’est ici l’occasion d’espérer que cette tentative sera la bonne, afin de concrétiser le projet par délégation de service public. C’est une des  raisons qui nous a conduit de choisir la SFI,  pour nous accompagner dans la mise en œuvre de ce projet, avec des modes de financement innovants, de type partenariats publics-privés », a-t-il laissé entendre.

Ainsi, le projet de construction de la centra hydroélectrique de Sounda qui s’édifiera dans la zone charnière des départements du Niari et du Kouilou, précisément dans le massif du Mayombe, à 70 km de l’embouchure du Kouilou, se développera en trois phases: la première phase  porte sur l’étude générale des options, en vue de déterminer le concept du projet. La deuxième phase détermine les conditions et les modalités de financement et de gestion de ce projet qui absorbera, à coup sûr, d’importantes ressources financières. La troisième concerne la mise en œuvre proprement dite du projet.
                                                                                                                                             
La réalisation de cette future infrastructure intègre la vision du président de la République Denis Sassou N’guesso dans la concrétisation du boulevard énergétique.
« Alors que la vision économique du Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, est davantage tournée vers la consolidation et la diversification du tissu économique, il va de soi que la conquête infrastructurelle, en tant que facteurs entrainants, demeure une composante essentielle » a martelé le ministre de l’aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya.
 
 
L’atelier de restitution  de la première phase des études de faisabilité du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Sounda témoigne de l’intérêt que le gouvernement congolais accorde au partenariat public-privé. A fait savoir le Représentant résident de la banque mondiale au Congo, Djibrilla Issa. Une initiative saluée par cette institution financière, car la réalisation des infrastructures constitue un socle essentiel du développement. Le développement économique du Congo sera inéluctablement influencé et même conditionné par le niveau de développement de ses infrastructures.
Pour Djibrilla Issa, « La réussite du projet de construction du barrage hydroélectrique de Sounda est tributaire de la réforme du secteur de l’électricité en République du Congo. Cela suppose au moins trois choses, à savoir la garantie d’un contrat d’achat d’électricité viable à l’aménageur, le renforcement du réseau de transmission et la réforme de la société nationale d’électricité, en vue de réduire les pertes techniques et commerciales ».
Il sied de signifier que cette étude qui a été soumise à débat, a également présenté pour différents cas de figures les enjeux, les contours, les défis de ce projet emblématique, tout en prenant en compte tous ses aspects physiques, environnementaux et les incidences socioéconomiques.