Maintenir le cap en osant


A travers l’œcoumène, l’histoire et la dynamique de la construction ont toujours révélé le caractère audacieux et la détermination des hommes.



Il revient constamment que la transfiguration des territoires en quête d’un aménagement cohérent nécessite toujours un engagement particulier qui suit la vision du concepteur ; une obstination à braver les acquis individuels,  à sortir du confort personnel, à établir un lien naturel entre l’homme, son action,  son histoire et son destin en se projetant vers le bien-être collectif.
 
Cette mutation progressiste et évolutionniste, parfois à pas forcés, souvent ondulée sur les paliers de la modernité, est toujours guidée par la détermination, l’engagement temporel et conjoncturel, justifié par d’innombrables attentes citoyennes,  et  la serviabilité pour l’épanouissement harmonieux du territoire.
 
Si les pays développés aujourd’hui le sont devenus dans les conditions historiquement bien déterminées, ceux en développement par contre, en dépit de leur engagement historique, font face aux contraintes conjoncturelles et institutionnelles qui ne ménagent pas toujours l’accomplissement des schémas adoptés.
 
La morosité actuelle de l’économie mondiale, les crises financières, socio-économiques et politiques à répétition qui influent drastiquement sur les prix des matières premières, principales sources de financement des économies en développement, ne devrait pas effrayer nos volontés. Bien au contraire, il est temps de changer de paradigmes et  inventer d’autres axes innovants de développement de projets.
Nonobstant les effets de la récession, les pays ayant posé les jalons de leur épanouissement, établi des coopérations préférentielles et optimales, sont susceptibles de juguler la dépression et réguler ainsi, le processus économique et social.
 
A interroger notre récent passé et à tracer des parallèles avec le vécu quotidien, il est avéré que la quantité calorifique dépensée pour doter le territoire en infrastructures de base n’est pas sans effet sur la vie des populations qui en tirent forcément le bénéfice.
 
Il n’y avait qu’à observer le foisonnement d’initiatives sur nos  routes, voiries, chaussées aéronautiques, fibre optique et autres entités construites qui modifient le regard, la mémoire et l’imagination.
 
Loin d’une satisfaction souvent préjudiciable pour un processus évolutif, il importe de travailler. Travailler encore. Travailler toujours  pour se prémunir des acquis.
 
Sensibles à l’honneur sans prix du peuple, et parce qu’il n’y a point de noblesse sans sacrifice, il nous suffit d’oser, de mesurer le contenu et la teneur de nos actions, de changer, dimensionner et redimensionner les paradigmes,  pour viser les cimes.
 
Pour que 2017, année expressive de la mise en œuvre de ‘’ La Marche vers le développement’’ ne nous détourne point de la trajectoire tracée par le Président Denis SASSOU NGUESSO, il est essentiel de maintenir le cap en osant. Cette nouvelle année ne doit souffrir d’aucune inflexion, ni dans le cap, ni dans le rythme, encore moins dans le volontarisme. Car, il n’y a pas de fatalité à qui sait oser.
 
  • Oser, c’est multiplier les stratégies de  diversification de l’économie avec l’édification des nouvelles infrastructures socio-économiques à l’instar de la zone économique spéciale de Pointe-Noire, adossée au port à vocation minéralière.
 
  • Oser, c’est procéder à la remise à niveau des municipalisations accélérées de certains départements n’ayant pas bénéficié du  package complet retenu dans l’affermissement du concept. C’est conduire à terme celles ayant connu un niveau d’avancement appréciable, et pourquoi pas, lancer le deuxième cycle de ce programme novateur.
 
  • Oser, c’est se décomplexer du syndrome du sous-équipement et d’accélérer l’exode urbain par la démultiplication des projets qui maillent le territoire à partir des grands axes, symboles et autres fondamentaux du développement.
 
Ce n’est qu’à ce prix que la mosaïque des projets futurs  enchanteront évidemment les agents économiques et sociaux, ultimes bénéficiaires de la fervente dynamique qui lève, une à une,  les contraintes  qui se dressent sur le sentier intangible de la conquête du bien-être. Car, de toutes les sciences, seule l’architecture unifie, concilie l’élan esthétique et la vie en société. C’est par elle qu’on mesure la grandeur et les ambitions de développement d’un peuple.
 
A notre humble avis, elle a beau durer, la crise n’a jamais été un obstacle à contrarier nos efforts. En plus de la consolidation des acquis, ces projets structurants fédérateurs de main d’œuvre, apportent la croissance, ouvrent des meilleures perspectives et boostent les agrégats socio-économiques.
                                     
Jean Jacques BOUYA








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