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Séjour de travail du Délégué général aux grands travaux dans la partie sud du paysLe Ministre délégué, Délégué général aux grands travaux, Jean Jacques BOUYA, a séjourné du 20 au 24 décembre 2011, dans les départements du Niari et de Pointe-Noire.
Pendant cette mission de travail, Jean Jacques BOUYA a pris part aux cérémonies d’inauguration du 1er tronçon de la route lourde Pointe-Noire/Brazzaville et de lancement de son 2ème tronçon Dolisie-Brazzaville, de la pose de la 1ère pierre du siège administratif du Port autonome de Pointe-Noire et du 2ème module de l’aérogare de l’aéroport international Antonio Agostino NETO. Cérémonies présidées par le président de la République, Denis SASSOU N’GUESSO.
Inauguration du 1er tronçon Pointe-Noire/Dolisie et lancement des travaux du 2ème tronçon Dolisie/Brazzaville La cérémonie de mise en service du 1er tronçon s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de Chine au Congo. Cinq allocutions ont été prononcées. Le maire la ville de Dolisie, le préfet du département du Niari, le Délégué général aux grands travaux, l’ambassadeur de Chine au Congo et le ministre de l’équipement et des travaux publics se sont succédés sur le lutrin pour dire, chacun en ce qui le concerne, sa joie et sa participation à l’ouvrage réalisé. Exécutés par l’entreprise China State Construction Engineering Corporation et contrôlés par l’ingénieur conseil EGIS International, les travaux de ce 1er module complètement bitumé, portait sur la construction d’une chaussée de 17m pour 2 voies de 4,5m chacune, en zone urbaine ; de 15m pour 4 voies de 3m, en section courante, séparée par une bande centrale de 30cm. Celle-ci est conçue de sorte qu’en cas de débordement, le conducteur est averti par le bruit des roues de son véhicule. La chaussée est rétrécie à 11m, en section montagneuse avec 2 voies de 4,5m chacune. Avant la mise en service du 1er tronçon de la route nationale n°1 Pointe-Noire/Brazzaville, le président de la République a procédé au lancement des travaux du 2ème Dolisie/Brazzaville. Les travaux de ce 2ème module, long de 385km pour 375km de travaux à exécuter, sont très avancés et prévoient la mobilisation de 20 000 000 m3 de terrassement, 1 410 000 m3 de matériau de fondation, 1 128 000 m3 de matériaux de couche de base, 263 000 m3 du revêtement en béton bitumineux. 528 dalots, 33 ponts, 6 postes de péage et de pesage, 6 écoles, 6 centres de santé intégrés y seront construits. Deux ouvrages majeurs seront érigés sur la Loukougni et sur le Djoué. Le premier mesure 161 m et second, 92m. Sur ce tracé, les travaux sont exécutés par cinq équipes, réparties sur cinq modules: Dolisie– Nkayi : 78 Km ; Nkayi–Loutété : 76 Km ; Loutété–Mindouli : 54 Km ; Mindouli–Miénanzambi : 76 Km ; Miénanzambi–Yié, Yié–Kintélé, respectivement 75 et 20 Km. A l’instar du 1er tronçon, le 2ème est également dimensionné pour une classe de trafic T3, allant de mille à trois mille véhicules par jour et une charge à l’essieu simple de 13 tonnes, pour une vitesse de référence de 80km/h en rase campagne, 60km/h en agglomération et en zone ayant des pentes fortes ou longues. Ce 2ème tronçon s’annonce aussi difficile, au regard du relief et du climat des départements qu’il traverse. Il tronçon traversera les bretelles d’éclatement que sont : la route Loudima – Sibiti – Zanaga ; la route Bouansa – Mouyondzi – Moukoukoulou ; la route Mindouli – Kinkala ; la route Mayama – Brazzaville et la RN2. Son coût prévisionnel est de 665 milliards 951 millions 575 mille 257 francs Cfa. Les prestations de contrôle coûteront 10 milliards 597 millions 988 mille 960 francs Cfa. L’achèvement des travaux est projeté pour 2015. Présentant la fiche technique des deux tronçons de cette route lourde, le Délégué général aux grands travaux, Jean Jacques BOUYA, a fait savoir que le chantier du 1er tronçon Pointe-Noire/Dolisie a fait couler beaucoup de sueur. L’épuisement persistant, l’accablement incessant qui en ont parsemé le cours, ont été vécus par les travailleurs, au départ, comme un enfer journalier, et leur tâche considérée comme la mission la plus impossible. Mais, jamais l’hypothèse d’un abandon ne traversait leurs pensées. La traversée de la montagne du Mayombe a été une bataille permanente, un défi tel que tous sont encore étonnés d’avoir tenu quatre ans. Les travaux ont duré 48 mois pendant lesquels d’impressionnants moyens matériels ont été mobilisés : excavateurs, niveleuses, chargeurs, centrales à béton, concasseurs, centrales d’enrobés, finisseurs, autant d’outils dédiés à construire une œuvre historique, une œuvre mémorable, une œuvre impérissable et ineffaçable. Pour le 1er tronçon, 378 engins ont été dénombrés ; 5 millions 500 mille mètres carrés de déforestage et débroussage ; 11 millions 850 mètres cubes de terrassement ; 630 mille mètres cubes de matériaux de fondation ; 497 mille mètres cubes de matériaux de couche de base ; 2 millions 264 mille mètres carrés de revêtement en béton bitumineux ; 323 mètres linéaires de caniveaux et fossés ; 34 mille 500 mètres cubes de béton ; 6 mille 100 tonnes d’acier. Fruit du partenariat stratégique Congo-Chine, le financement de la route a été effectué conformément à l’accord cadre de coopération économique et commercial, conclu le 19 juin 2006, à Brazzaville, entre la République du Congo et la République populaire de Chine. Le Délégué général aux grands travaux a signifié que l’ouvrage requiert des pressentes exigences quant à son exploitation, que l’Etat congolais se sent déjà interpellé par l’incivisme des usagers de la route. A cet effet, sur instruction du président de la République, une consultation internationale sera lancée. Elle définira, dans un proche avenir, le mode de gestion de cette infrastructure. Lancement des travaux du siège administratif du Port autonome de Pointe-Noire Le Port autonome de Pointe-Noire, grâce aux efforts incessants consentis par le président de la République, connaît, ces derniers temps, une croissance régulière dans ses activités. Afin de satisfaire la demande de plus en plus croissante de ses usagers, outre d’importants travaux de dragage effectués pour l’étendre, l’entretenir et enrayer son ensablement, le port autonome de Pointe-Noire sera doté d’un nouveau siège qui changera, sans nul doute, la physionomie de la ville économique du Congo, jadis identifiée par sa gare normande. Conçu pour permettre à cette structure de répondre aux diverses sollicitations dont elle est constamment l’objet, le futur siège est un bâtiment de 64,7 m de hauteur avec deux ailes. Une en R+15 et une autre en pied à terre, renfermant la grande salle de conférence, avec deux niveaux internes. Le tout sur un sous-sol d’un niveau, avec une emprise au sol de 16 mille 201 m² dont 15 mille 149 m² en superstructure et mille 52 m² en infrastructure. L’immeuble sera bâti sur une ossature stable qui offre des certitudes de fiabilité, avec les éléments constructifs suivants: les fondations sur pieux coulés en béton armé ; une structure poteaux poutres en béton armé, avec possibilité d’un héliport au dernier niveau supérieur, sur la dalle-toiture. Cette ossature sera habillée par des murs-rideaux de verre en vitrage isolant et pare-soleil. L’ouvrage, nanti d’un système de climatisation centralisé, est composé de : 4 ascenseurs ; des monte-charges ; une salle de conférence d’une capacité de mille places ; une zone d’affaires ; une zone d’expositions ; des locaux techniques; des restaurants ; une cuisine et des entrepôts attenants ; un local de sécurité et de surveillance ; une salle d’attente VIP, contrôlée par un système de sécurité biométrique ; des bureaux ; des salles de négociation ; trois compartiments VIP ; des salles de réunion ; neuf autres compartiments destinés à l’installation de divers usagers ; une salle d’archives ; une bibliothèque ; une suite présidentielle ; un bureau présidentiel ; un bureau du protocole ; un salon privé ; une salle de réception ; un bar ; deux salles de détente ; enfin, des salons VIP. C’est un édifice ultramoderne, avec une structure architecturale véritablement futuriste, représentant un voilier ou encore un bateau, figure séculaire pour le développement des activités portuaires. Sa forme ellipsoïdale traduit une splendeur candide, en harmonie avec le mouvement articulé des vagues de l’océan Atlantique. Les rayons lumineux, réfléchis par la couverture métallisée, percutent subliminalement la surface de la mer pour s’échouer dans l’infinité de l’horizon marin, donnant ainsi un couloir lumineux au trafic permanent, a indiqué le Ministre délégué, délégué général aux grands travaux, Jean Jacques BOUYA, présentant la fiche technique de l’ouvrage. Les travaux, confiés à la société China Geo Engineering Corporation, coûteront 17 milliards 177 millions 565 mille 294 francs Cfa, pour une durée de 24 mois. Lancement des travaux du 2ème module de l’aérogare de Pointe-Noire Ce deuxième terminal aéroportuaire, placé, côté-ville, sera construit à droite du premier et constitué d’un bâtiment de forme asymétrique, développé sur une longueur de 135 m et d’une largeur de 69 m. Le deuxième module dont la pose de la pierre a eu lieu ce 24 décembre 2011, va se réaliser dans 24 mois. Une touche particulière est mise sur sa toiture, qui tente de restituer les ondulations simultanées des vagues de l’océan, lesquelles se brisent sur la côte historique de la ville portuaire. Sa posture est un agrégat de bétons, de fer, de verre et de pierre. L’aérogare offre un espace d’environ 18 mille m2 de surface utile, où trône un bâtiment de trois niveaux. Avec une superficie de 8 mille m2, le rez-de-chaussée renferme: les halls d’entrée et d’arrivée, où seront implantés les guichets des compagnies aériennes et des services à la clientèle ; les services de douanes et de police ; la zone de récupération, de tri de bagages et son carrousel de distribution ; des salons VIP ; des locaux techniques ; un auvent ondulé sur la longueur de la façade principale côté-ville. Au premier étage, le bâtiment s’étale sur 8 mille m2 et comprend : les halls départ, avec des banques d’enregistrement et des carrousels à bagages ; la zone d’attente pré-embarquement ; des salons d’attente VIP ; des salons d’attente privés ; les services de douanes et de police ; les commerces Duty free ; les salles de contrôle technique; une cafétéria. Le deuxième étage, quant à lui, donne sur une mezzanine de 1800 m2 et comprend : les locaux de contrôle technique, entendez, la télésurveillance, la vigie incendie, la régulation des éclairages de la climatisation, et des moyens de transitions, comme les ascenseurs et les escaliers mécaniques ; des bureaux pour l’administration de l’aérogare ; trois salles de conférence ; une salle de crise ; un restaurant et des cuisines. Le terminal sera bâti sur une ossature stable qui offre les certitudes de fiabilité, avec les éléments constructifs suivants: les fondations sur pieux coulés en béton armé ; une structure de poteaux poutres en béton armé ; une charpente métallique de longues portées ; une couverture complexe sandwich en bacs acier laqués, isolation thermique, étanchéité par un linéaire propylène ; des pignons maçonnés sont revêtus de pierres agrafées ; des revêtements de sols des zones publiques sont en marbre ; des habillages en tôles d’acier inoxydables ; des faux plafonds en lames d’acier laquées et en dalles de fibres minérales ; un auvent en toile tendue ; des façades avant et arrière, en mur-rideau de verre en vitrage isolant et pare-soleil. Particularité de la façade principale, le mur-rideau possède une inclination négative pour éviter les rayonnements directs. L’ouvrage sera nanti d’organes de transitions, à savoir : 9 ascenseurs, dont deux panoramiques dans les halls entrés ; 6 escaliers mécaniques ; 2 passerelles télescopiques climatisées pour embarquement et débarquement. La climatisation est générée par une centrale à eau glacée et la ventilation par des extracteurs silencieux à haut débit. La protection incendie est assurée par: un réseau pompier intérieur et extérieur ; un réseau sprinkler dans les zones publiques ; un système de détection de fumée automatique appareillé aux alarmes ; des châssis de désenfumage à ouverture automatique ; un château d’eau de deux cuves de 100 m3. Un réseau de télésurveillance est prévu pour la sécurité des biens et des personnes. Des portiques de contrôle et des scanners de dernière génération pour bagages complètent ce dispositif de sécurité. Des écrans d’informations hautes définitions informeront les voyageurs sur les vols. Tout comme les écrans de télévision distractifs orneront les halls et renseigneront les usagers. Pour meubler l’attente dans l’intervalle des vols, une musique d’ambiance est prévue. Des informations audio et le réseau internet seront aussi disponibles. Un espace d’environ 300 m² servira d’abri aux divers matériels de piste. Le deuxième module de l’aérogare sera consacré aux vols internationaux et communiquera avec le premier qui, lui, sera affecté aux vols domestiques. Pour synchroniser le standing et les technologies, puis créer une harmonie entre les deux bâtiments, l’ancien module de l’aérogare fera l’objet d’un réaménagement et d’un habillage. Afin de mieux accueillir les flux générés par la croissance du trafic, qui est passé de 400 mille passagers en 2003 à 800 mille en 2011, le parking autos sera rallongé et couvrira l’emprise de l’aérogare. Elevée aux standards internationaux, l’aérogare coûtera à l’Etat congolais 35 milliards 152 millions 332 mille 936 francs Cfa. Notons qu’en novembre 1999, le président de la République donnait le coup d’envoi des travaux de réhabilitation et d’extension de l’aéroport international Agostino Neto de Pointe-Noire. Le projet, répondant à la perspective d’une modernisation intégrale, concernait le renforcement, l’élargissement et l’extension des aires de mouvement, la réhabilitation et l’extension de l’aérogare, ainsi que la construction du pavillon présidentiel. Tous ces modules ont été réalisés et mis à la disposition des populations. Dans la même rubrique :
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Présentation du projet de construction de l’université Denis SASSOU NGUESSO de Kintélé.