La nouvelle génération des infrastructures au cœur du débat africain


A la tête de la délégation congolaise, le ministre de l’aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya, a pris part au forum africain des infrastructures qui a eu lieu, les 7 et 8 novembre 2017 à Marrakech, au Maroc. Plusieurs thèmes on été développés lors de cette 10ème édition à laquelle ont pris part des acteurs africains impliqués dans la réalisation des infrastructures de qualité.



Quelles infrastructures pour l'Afrique de demin, la problématique était au centre  des fluctueux échanges qui ont permis aux 400 participants venus du continent de plancher sur les mécanismes et les stratégies à travers lesquels les pays africains peuvent renforcer et accélérer le développement des infrastructures de qualité dont le déficit constitue un frein majeur au développement de l’Afrique.
 A cette occurrence, les debats ont porté sur les thèmes liés aux infrastructures de transports pour l’Afrique de demain, les  caractéristiques des infrastructures de nouvelle génération, les défis grandissants de la maintenance et de la réhabilitation, l’extraordinaire potentiel des innovations technologiques et de la révolution digitale.
 Le Royaume chérifien qui a abrité l’évènement est un exemple qui dispose de meilleures infrastructures de transports de l’Afrique. Avec un réseau routier de 60 mille kilomètres, près de 2200kilomètres de voies ferrées et 34 ports. Le Maroc est veritablement un exemple de développement des infrastructures, dont celles de « Nouvelle génération ».

Le Royaume du Maroc a lancé ces dernières années, plusieurs chantiers pour moderniser ses infrastructures, à l’instar du projet des lignes à grande vitesse reliant Tanger à Casablanca et renforcer les connectivités maritimes avec des nouveaux ports de Nador et Kenitra.
«Durant la dernière décennie, le Maroc qui a réussi à renforcer ses infrastructures, a fait décoller son économie en se  basant sur les partenariats public-privés ainsi que sur une vision, à terme, qui inspire désormais les partenaires africains. Aujourd’hui, les investissements publics en Afrique ne suffisent plus pour développer les capacités des infrastructures existantes », a souligné le ministre marocain de l’équipement et du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara.
Les participants à ce forum ont, par ailleurs, relevé le manque cruel d’infrastructures de qualité en Afrique. Un déficit qui est également un réel handicap pour la facilitation du commerce intra africain et un véritable frein à la croissance économique du continent.
Il sied de souligner que les besoins du continent en infrastructures sont évalués par la Commission économique pour l’Afrique à 300 milliards de dollars. Pour y pallier les économies africaines doivent investir quelque 100 milliards de dollars, par an, d’ici à 2020, dans ce  secteur vital.
« Aux Partenariats public-privés qui ont démontré leur efficacité, il faut ajouter d’autres mécanismes de financement pour appuyer les politiques publiques », a fait savoir le ministre de l’Aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya  qui a du reste fait une présentation de quelques projets de développement en quête de financement en République du Congo.

Le ministre Jean Jacques Bouya qui a participé au panel d'ouverture a rappelé que la crise économique qui sévit en Afrique est une opportunité pour les refocalisassions du rôle des infrastructures au Congo. Il s’est appuyé notamment sur quelques projets phares pour attester son propos.

Il s’agit, entre autres, de la route lourde Pointe-Noire/Brazzaville, longue de 560 kilomètres ; du Pont route-rail Brazzaville-Kinshasa ; des complexes hydroélectriques de Sounda avec 600 Mégawatts ; de Cholet de 600 Mégawatts, de Kouémbali 150 Mégawatts; de Mourala entre 60-80 Mégawatts, y compris la centrale à gaz de Pointe-Noire.
Les routes de contournement des villes de   Brazzaville et de Pointe Noire; le Tramway de Brazzaville reliant les deux extrêmes de Brazzaville ; la réalisation de Centres commerciaux dans chaque arrondissement de la capitale; la construction de l’Université des Mines et Pétrole à Pointe-Noire ; la construction d’un l’Institut spécialisé dans les métiers du Bois à Ouesso. Autant de projets de développement qui ont suscité l’attention des investisseurs pour la République du Congo.

Le délégué du Congo Brazzaville à ces assises de Marrakech, a aussi saisi l’occasion pour évoquer l’ambition du président de la République Denis Sassou N’guesso dans l’édification des zones économiques spéciales, à travers son pays.

Le forum africain des infrastructures était aussi un rendez-vous Business pour près d’une vingtaine de fournisseurs, de bureaux d’ingénierie et de professionnels des bâtiments et travaux publics d’exposer leurs réalisations et savoir-faire.